Le coronavirus a tué plus de 120.000 personnes au Brésil et en a contaminé plus de 400.000 en Argentine, selon des chiffres officiels publiés dans la nuit de samedi à dimanche, après une journée marquée par des manifestations d’”anti-masques” dans plusieurs villes d’Europe, selon l’AFP.
Hier dimanche, en Corée du Sud, les mesures de restrictions contre l’épidémie ont été renforcées dans la région du Grand Séoul.
Six mois après avoir recensé son premier cas de Covid-19, le Brésil a atteint le seuil des 120.000 morts. Et contrairement à l’Europe et à l’Asie, où les courbes de contaminations et de décès ont augmenté rapidement avant de chuter à l’issue de plusieurs semaines de confinement, le Brésil semble bloqué depuis trois mois dans un interminable plateau, avec environ 1.000 décès quotidiens en moyenne.
L’Argentine de son côté a dépassé samedi le seuil des 400.000 contaminations au Covid-19, enregistrant un record de 9.230 nouveaux cas en 24 heures et 82 décès, a annoncé le ministère de la Santé. Le bilan de l’épidémie dans ce pays de 44 millions d’habitants s’établit à 8.353 morts pour 401.226 cas.
Samedi, la journée a été surtout marquée par une grosse manifestation à Berlin. Selon le ministre de l’Intérieur de la ville, Andreas Geisel, environ 200 manifestants ont été interpellés devant l’ambassade russe, après avoir lancé des pierres et bouteilles sur les policiers, et la plupart remis en liberté ensuite. Il n’y a pas eu de blessés.
Dans la soirée, un groupe a également franchi des barrières autour du Reichstag, qui abrite le Parlement, avant d’être repoussé sans ménagement par les policiers, selon un photographe de l’AFP.
Au total, quelque 38.000 personnes selon les autorités ont participé en majorité dans le calme à un meeting au cours duquel les organisateurs ont appelé “à la fin de toutes les restrictions en place” pour combattre le nouveau coronavirus. Auparavant, la police avait interrompu un défilé, faute de respect des gestes barrières.
A Londres, un millier de manifestants appelant à “la fin de la tyrannie médicale” se sont retrouvés sur le Trafalgar Square, tandis qu’à Zurich, ils étaient plus d’un millier selon la police à réclamer “un retour à la liberté”.
A Paris, 200 à 300 personnes ont protesté contre le port du masque obligatoire. Sophie, une Parisienne proche de la cinquantaine, est venue manifester pour “la liberté de choisir”: “Je suis simplement une citoyenne en colère contre les mesures liberticides qui n’ont aucune justification médicale”.
Après la demande de dispersion du défilé à Berlin en début d’après-midi, les manifestants étaient restés sur place, criant “résistance !”, puis “nous sommes le peuple!”, un slogan employé par l’extrême droite. Ils ont à plusieurs reprises chanté l’hymne national allemand.
Intitulé “fête de la liberté et de la paix”, l’événement, qui rassemble “libres penseurs”, militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite, constitue le second du genre en un mois et inquiète les autorités.